lundi 23 mars 2009

Situé en plein cœur de la première région du Mali, les Khassonkés sont issus du métissage des Malinkés et des Peuls. Ils font partie du groupe des Mandingues. Dans la culture khassonké, notamment la langue, les apports Soninkés, et Maures sont importants. Au XVIe siècle, des Peuls pasteurs originaires du Fouta-Toro, de patronymes Diallo, s'installèrent dans les actuelles régions englobant le Diakhitéla et le Tomora. Ils avaient comme chef un nommé Diadié Kundabalo (voulant dire « qui n'est pas coiffé » ; sa chevelure n'était pas tressée, comme chez la plupart des hommes de l'époque). Cette région était peuplée pour l'essentiel de Malinkés. Les Peuls étaient soumis à l'autorité des Malinkés, de façon très dure. C'est ainsi que vers la fin du XVIe siècle, les Peuls se révoltèrent, avec Yamadou Hawa, descendant de Diadié Kundabalo, pour chef. Une bataille eut lieu à Toumbifara. Les Peuls victorieux échappèrent ainsi à l'autorité des Malinkés. Par la suite, ces Peuls et Malinkés se métissèrent ainsi qu'avec des éléments Soninkés et Maures, fondant ainsi la langue et le peuple khassonké.Cependant, bien qu'ils parlent la même langue, ont les mêmes coutumes, habitent la même aire géographique et sont tous cultivateurs, certains Khassonkés revendiquent leur origine peule : c'est le cas des familles : Diallo, Sidibé, Diakité, tandis que d'autres revendiquent leur origine malinké, c'est le cas des familles : Cissoko, Konaté, Dembelé.
Mais en réalité, le khassonké est un vrai métis, et la langue parlée contient à la fois les signes du soninké, du peulh aussi bien que du Manding.
Il faut enfin souligner que cette aire géo culturelle la région natale de plusieurs figures emblématiques de l’histoire contemporaine de notre pays, comme Alpha Oumar Konaré, le professeur Sékéné Mody Sissoko, ou encore le professeur Issa N’Diaye, entre autres.

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