lundi 23 mars 2009

Ce que je pense de
Dans la vie des peuples et des nations, il y a des hommes qui, bien que physiquement absents, continuent et continueront d’exister dans le coeeur et l’esprit de leur semblableAmadou Hampaté Bâ est né en 1901 à Badiagara, au Mali. Il est originaire d'une famille aristocratique peule.
Il a ensuite servi comme fonctionnaire au Burkina Faso. À son retour à Bamako en 1933, il se fera disciple de Thierno Bokar, celui qu'on appelait «le sage de Bandiagara». C'est auprès de lui qu'il sera initié à l'enseignement ésotérique, ainsi qu‘à la littérature traditionnelle orale.
En 1941, Hampté Bâ sera sauvé de l'exil par une nomination à la section Ethnologie de l'IFAN (Institut Francophone d'Afrique Noire) à Dakar.
Cet auteur était conscient de la fragilité de l'oralité sur laquelle reposaient la littérature et l'histoire africaines.
Ce fin traditionnaliste portait par ailleurs un regard critique sur l'influence de l'occident sur l'Afrique. Ainsi affirmait-il: «Déjà au temps de la colonisation, commença un travail de sape de l'éducation traditionnelle. On lutta par tous les moyens aussi bien contre les écoles coraniques que contre les ateliers de métiers traditionnels qui, en fait, étaient des centres de transmission de tout un ensemble de connaissances, aussi bien techniques et scientifiques que symboliques et culturelles, voire métaphysiques.»
Par ailleurs, il importe de noter que depuis que l’Afrique a accédé au « Soleil des indépendances », Hampaté est resté comme l’un des meilleures défenseurs de sa tradition et des ses valeurs sociétales.
Ne disait qu’ « Afrique, un vieillard qui meurt est une bibliothèque qui brûle », phrase devenue, dès lors, très célèbre à travers le monde. De même, c’est lui qui, le premier tirait, lors d’un sommet de l’Unesco, sur la nécessité pour les pays africains de faire usage de leurs propres langues nationales, comme moyen de transmission du savoir.

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