dimanche 23 août 2009

NOUVEAU CODE DE LA FAMILLE

La femme va t- elle être l’égale de l’homme au Mali ?

Pour mieux répondre aux exigences qu’imposent les différentes mutations que connaisse notre société, un nouveau code de la famille a fait l’objet de débats à l’assemblée du Mali, depuis le début de ce mois d’Août, avant d’être adopté, en séance plénière par la majorité des honorables députés de la nation.
L’adoption dudit code, qui reste, faut-il le rappeler, à être promulguée par le chef de l’Etat, a donné lieu à un véritable levé de bouclier au sein de la société civile. Principale pomme de discorde un article qui stipule en substance que : « l’homme et la femme se doivent RESPECT MUTUEL et doivent tous contribuer, en parfaite harmonie, à la gestion matérielle, financière et morale de la famille. » l’on comprend, dès lors aisément, la réaction des différentes associations religieuses estimant qu’il s’agit là d’une atteinte assez dangereuse à l’un des fondements de notre société qui fait de l’homme le premier responsable de la famille et auquel la femme devrait respect et OBEISSANCE.
Au vu de toutes les manifestations et autres marcheurs qui bâtent le pavé à Bamako et dans plusieurs autres villes, il apparait évident que ce texte, comme toute grande réforme, fait face à une grande résistance dans un pays des plus phallocratiques d’Afrique.
Rappelons que dans le code précédent, l’homme « est le chef de la famille et la femme lui doit RESPECT ET OBEISSANCE». L’un des reproches fait au nouveau texte est qu’il est de nature à révolter les femmes et d’être à l’origine de plusieurs déchirements familiaux.
Aussi, les associations religieuses reprochent-ils à cette nouvelle vision, purement occidentale, d’être contraire aux prescriptions de l’Islam.
En ce qui nous concerne, nous pensons que le texte ne sera pas promulgué par le président, tant la protestation a pris des proportions assez inattendues, en tout cas pas en l’état.
Une chose est évidente, c’est que le vent de la liberté que les femmes d’occident du monde ont provoqué n’épargne nul îlot, isolé soit-il, sur cette planète terre. Accepter que la femme et l’homme sont égaux, qu’ils se doivent respect mutuel, n’est pas faire justice ?
A l’heure de la mondialisation, et nous sommes en 2009, nul peuple ne saurait vivre en vase clos, surtout qu’il s’agit du Mali, un peuple qui tient à sa liberté et où la démocratie est une réalité en Afrique aujourd’hui.
Un conseil : appliquons le nouveau texte, car il cache plus d’avantages que d’inconvénients pour le développement du Mali et d’Afrique.

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