samedi 20 juin 2009

BACCALAUREAT MALIEN
ENSEIGNANTS ET GOUVERNEMENT A COUTEAU TIRE
Les épreuves du Baccalauréat Malien se sont déroulées dans un climat de tension sociale entre les autorités maliennes, et les professeurs qui menacent de confisquer les notes de classes et refuseraient de rendre les copies corrigées de l’examen, si un accord n’est pas trouvé, concernant certains points de doléance posés sur la table du gouvernement, depuis le début de l’année scolaire.
Notre propos, aujourd’hui, n’est pas de savoir qui a raison et qui est en faute. Ce qui importe en l’Etat actuel de dégradation de notre système scolaire et universitaire, c’est de savoir quels sont les objectifs que notre pays se fixe en termes d’éducation et de formation à offrir à ses enfants. A ce propos, nous pensons que le gouvernement actuel ne semble pas du tout prendre l’ampleur du gâchis que causent à l’avenir des nouvelles générations toutes ces perturbations intempestives, du fait de l’intransigeance, il est vrai, des professeurs. Des enseignants qui ne semblent plus avoir d’œil que sur leurs revendications cathégorielles. Sans perdre de vue les conditions assez difficiles dans lessquelles ils travaillent, force est de reconnaître que certaines de leurs méthodes de revendication sont anti pédagogiques. En révenche, nous estimons qu’il est grand temps que le gouvernement du Mali, inscrive l’éducation et la formation au cœur de ses priorités. Or, on ne peut pas vouloir d’une éducation de qualité pour tous, sans doter les enseignants qui dispensent ladite connaissance dans les conditions idoines de travail et de vie.
Quant aux enseignants, ils se doivent, en tant que pédagogues, de changer de fusils de d’épaule et de privilégier d’autres méthodes de revendication plus en adéquation avec la formation des jeunes qui sont le devenir de ce pays.

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